Le Château, un lieu-dit historique méconnu

Le Château, un lieu-dit historique méconnu
Le château est cité comme ayant appartenu au prieuré de Marnans dirigé par les Chanoines de Saint Augustin.
En 1288 il est confié à l’hôpital de la Maison de l’Aumône de Saint Antoine. Il fait l’objet de disputes entre le Grand Maître Aymon de Montagne et le Dauphin.
Le 7 octobre 1293, le caractère féodal du Château de Beaufort est reconnu.
Le Château a été confié à l’hôpital d’une maison de l’aumône bien particulière, qui deviendra l’abbaye de Saint Antoine, dirigé par un Ordre puissant dont l’histoire commence avec des reliques.
L’ordre hospitalier de Saint Antoine est l’ancêtre des ONG médicales humanitaires. Il s’organise en commanderies dans toute l’Europe et rayonne pendant sept siècles. Il se distingue par sa maîtrise de la médecine et de la chirurgie…
Un château se dressait sur les hauteurs de Beaufort au début du haut moyen âge, une construction semblable au Château de Bressieux, mais plus ancien d’au moins un siècle par son orientation et altitude. Ce dernier reconstruit au XIIIe siècle conserve de belles ruines et une tour restaurée. Il est probable que le Château de Beaufort ait été aussi reconstruit en partie à l’époque des Dauphins de Viennois.
Comme nombre des châteaux du Dauphiné ne reste de son histoire que les mentions indirectes sur les cartes et dans les registres de comptes ou échanges de fiefs entre souverains du Dauphiné, soit plusieurs siècles plus tard.
Tout commence par des reliques ramenées d’un pèlerinage en terre sainte au 11e siècle par un seigneur du Dauphiné…
Les reliques de Saint Antoine Le Grand.
Le village où elles sont déposées deviendra Saint Antoine l’Abbaye.
De la motte castrale, du château fortifié en partie brûlé, de la présence de l’Ordre des Antonins ne restent que les remparts et murs d’enceinte, les modifications topographiques et quelques mystères et trésors cachés … .
Le Château est aujourd’hui le nom d’un quartier du village, englobant le domaine de La FortBelle, l’église du 18e et ses dépendances.